Ondes de choc

Les ondes de choc sont des ondes acoustiques avec un sommet d’énergie extrêmement haut, elles sont utilisées afin de provoquer des effets biologiques microscopiques qui aboutissent à la régénération du tissu.

Leurs effets sont depuis une décennie étudiés scientifiquement. D’après DE LABAREYRE dans son article « Que penser des ondes de choc dans le traitement des lésions tendineuses en 2011 ? » publié dans le Journal de Traumatologie du sport (Volume 28, Issue 1, Mars 2011, Pages 16-23) :

Après 11 ans d’utilisation, nous obtenons de réelles satisfactions avec le traitement des tendinopathies par les ondes de choc (ODC) radiales. Nous donnons les résultats de notre activité quotidienne et les comparons aux résultats de la littérature. Les mécanismes d’action sont précisés. Le protocole utilisé comporte un maximum de six séances, à raison d’une ou deux fois par semaine et les résultats sont appréciés au moins six semaines après la dernière séance. Nous donnons toujours le conseil de poursuivre les activités sportives à condition de respecter la douleur et d’éviter les sports explosifs. Environ 1800 patients font partie de l’étude et les résultats sont les suivants : tendinopathie calcanéenne (75 %) ; enthésopathie calcanéenne (65 %) ; aponévrosite plantaire (68 %) ; enthésopathie haute des ischio-jambiers (76 %) ; tendinopathie patellaire (63 %) ; tendinopathie de la coiffe des rotateurs (70 %) ; mais seulement 59 % pour l’épicondylite latérale et 54 % pour l’épicondylite médiale. Les résultats de cette étude ouverte sont très superposables à ceux que l’on retrouve dans la littérature, tant pour les ODC radiales que les ODC focalisées. Nous avons également traité 30 patients présentant des séquelles douloureuses après déchirure musculaire et 80 % d’entre eux se sont trouvés satisfaits du traitement.

Les ondes de chocs agissent selon plusieurs modes d’action :

  1. Une action mécanique, défibrosante. Les ondes de choc créent une néolésion dans le tissu pathologique stimulant le tissu pathologique entrainant une meilleure cicatrisation sur du long terme
  2. Une action biochimique. Les chocs répétés sont à l’origine de libération de substances antalgiques à un niveau local.
  3. Une action antalgique immédiate par la mise en jeu d’un processus inhibiteur (gate control) au niveau du système nerveux.